Juno

Juno
Juno McGuff, à peine 16 ans, découvre qu'elle est enceinte après sa « première (et unique) fois ». Après s'être démotivée à avorter, elle part en quête des parents parfaits. En parcourant les petites annonces, elle les trouve et nous emmène dans son année pas comme les autres.

Derrière ce scénario un peu basique, c'est une véritable prouesse adaptée au cinéma. Une « teenager » marginale qui ne fait (vraiment) rien comme les autres, un sujet grave traité avec beaucoup d'humour et une magnifique actrice qui incarne Juno, Ellen Page. Actrice talentueuse et attachante, qui en vient même à faire passer au second plan des acteurs célèbres, tel Jennifer Garner (Daredevil, Alias) qui campe la mère parfaite, Jason Bateman (Le Royaume, Hancock) le rockeur trentenaire, J.K Simmons ( l'ignoble patron du journal dans Spider-man)le père un peu à l'ouest.

Sur une année, le réalisateur nous fait donc suivre les démarches de Juno, sa prise rapide de maturité, son histoire d'adolescente hors norme, le tout mené par du rock et une vivacité dont l'héroïne principale est pour beaucoup. Loin de toute mièvrerie et truffé de gags pince-sans-rire (cette expression est nulle mais j'ai pas trouvé plus adapté), Juno nous mène durant 1h30 sur un destin un peu hors du commun, un ado qui se cherche tout en devant faire face aux problèmes d'adultes, des thèmes qui font mouche, sans dentelles et fioritures. Encore un exploit cinématographique de Jason Reitman, réalisateur de Thank You For Smoking.

# Posté le lundi 04 août 2008 08:39

Nomad's Land – Sur les traces de Nicolas Bouvier

Nomad’s Land – Sur les traces de Nicolas Bouvier
Derrière ce jeux de mot douteux se cache un documentaire magnifique, réalisé par Gaël Métroz, cinéaste suisse. Il a décidé, un beau jour, de faire le même chemin que Nicolas Bouvier, de Genève au Sri Lanka, en se basant sur les écrits de l'écrivain genevois.
Métroz part donc, caméra au poing, sans aucune aide extérieure, sur les traces de son mentor, cherchant à découvrir et recréer les beautés et tourments de son périple.

Magnifiquement orchestré, le documentaire nous happe très rapidement dans le récite de voyage du réalisateur. Des paysages sublimes valent presque le coup de voir le film en deux temps. En se consacrant premièrement aux décors et aux jeux de lumière, afin d'apprécier à leur juste valeur leur beauté. Ensuite, en écoutant le récit somptueusement bien écrit. Bref, ce n'est qu'en voyant le reportage au moins deux fois que l'on peut réellement l'apprécier. À la première vision, nous sommes si vite surpris par la prouesse technique du jeune Gaël Métroz, dont Nomad's Land est son premier long-métrage.

Le réalisateur se penche également sur tous les problèmes rencontrés dans les pays visités. Malheureusement, cela n'apporte aucune nouvelle, aucun angle nouveau : il expose ce que tout le monde sait déjà. Mais c'est avec un regard plein d'amour et de passion qu'il expose ces pays sous l'½il avisé de sa caméra au poing.

Fait en parallèle avec les écrits de Bouvier, Métroz crée à son tour son propre récit de voyage, avec toujours dans l'objectif d'être au plus proche de son mentor. C'est d'ailleurs avec beaucoup d'honneur qu'il dormira dans une chambre ou Bouvier fut cloîtré durant 7 mois pour cause de maladie, recroisera un enfant turbulent qui a maintenant 50 ans, bref, qui nous montrera ce qui a changé en un demi siècle. Et, à vrai dire, tout a changé, mais pas en bien. Guerres, crises, désenchantement, le monde dont Bouvier était accoutumé n'est désormais plus le même.

Malgré la beauté du monde, la cruauté de l'homme est toujours la plus forte.

Le film est en salles dès le 15 septembre. En attendant, il y a toujours Kung Fu Panda.
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# Posté le vendredi 01 août 2008 08:21

Wall-E

Wall-E
Voilà 700 ans que les humains ont quitté la Terre, polluée et désastreuse. Wall-E, petit robot fort attachant, se charge de compacter les détritus laissés par les humains. Il se sent désespérément seul lorsque apparaît une « robote » en mission : Eve (ou devrais-je dire « èèèveuuuuh » ?). Coup de foudre immédiat, mais Eve a soudain accompli sa mission et rentre donc au bercail. Wall-E est prêt à tout pour retrouver sa belle, et nous emmener dans ses aventures.

Pixar a le vent en poupe. Après les chef d'½uvres tel Némo, Ratatouille ou plus anciennement Toy Story, inutile de vous dire que Wall-E est une réussite sur toute la ligne. On s'attache bien vite à ce petit robot humanisé et attendrissant, bourré d'humour et de courage.
Le film commence comme un court métrage, sans aucune paroles, et pourrait rebuter certains spectateurs. La solitude nous pèse et c'est un moyen encore plus efficace pour ressentir les mêmes émotions que Wall-e, mais on passe très vite la barrière de la langue pour se plonger, s'immerger dans cette petite merveille visuelle, à tel point que l'on en oublie que tout est fait en 3D.
Néanmoins, Wall-e est plutôt adressé aux « grands », les « petits » risquant de s'ennuyer un peu durant la première partie du film. Les messages transmis seront également difficile à comprendre pour nos chères têtes blondes. Néanmoins, le film est rempli de messages écolos, sentimentalo-romantiques, bref, plein de bons sentiments, un peu trop édulcorés parfois.

Prévu comme étant LE carton de l'été, je vous conseille donc d'aller vous enfermer 2 heures sans une de vos salles de cinéma préférées et de voir Wall-E :
Premièrement pour passer un bon moment, en famille ou entre amis.
Ensuite, pour ne pas paraître trop has-been lorsque vous rentrerez de vacances et que tous vos collègues en parleront.
Et finalement, pour profiter d'avoir enfin un film visuellement parfait sous les yeux.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 11:34

Alanis Morissette : my humps (black eyed peas cover)

Je suis tombée sur cette excellente vidéo :)

Je dis donc: vive les caribous

# Posté le lundi 21 juillet 2008 11:17

Reviens moi (Atonement)

Reviens moi (Atonement)
synopsis

magnifique. C'est le premier mot qui est sorti de mon esprit lorsque j'ai vu le générique de fin s'afficher sur mon écran. N'étant pourtant pas grande amatrice d'histoire de seconde guerre mondiale, Reviens moi a réussi à me faire pleurer comme un bébé, chose bien rare lorsqu'il s'agit de films.
Le second long métrage de Joe Wright, après Orgueil et Préjugés, est donc une réussite sur tout la ligne.
Fort de son expérience de son premier film, Wright n'a pas eu une grande illumination question acteurs: on retrouve donc dans le rôle principal l'excellente Keira knightley, et Brenda Blethyn. James McAvoy, croisement entre une sorte d'Ewan McGregor et de Jude Law, y tient ici son premier rôle principal, bien qu'on le retrouvera bientôt dans la supersupersuperproduction Wanted et qu'on l'a croisé en monsieur Tumnus dans Narnia.
Beaucoup plus sombre qu'Orgueil et Préjugés, il nous transmet directement dans un froid glacial. Disons plutôit que le film va décrescendo. On commence avec un chouilla d'humour ("-c'était une lettre plus... - anatomiquement correcte?") pour ensuite se plonger dans l'horreur de la guerre, des blessés, du désespoir, le tout rythmé au son d'une machine à écrire obsédante. Car au fond, Ni Keira Knightley, ni James McAvoy ne sont les protagonistes principaux. Le personnage principal, c'est Briony (Ronan, Garai, Redgrave), s½ur de Cecilia (Knightley), jeune future romancière effrontée et secrètement amoureuse de Robbie (McAvoy). On arrivera jamais vraiment à se reconnaître dans ce personnage terrifiant par sa froideur, mais elle porte l'histoire d'un trait. Les 2 heures du film passent donc rapidement (malgré quelques lenteurs au début).

Le véritable tour de main du réalisateur se démarque principalement par les excellents cadrages et prises de vues, des flashbacks somptueux, et la maîtrise d'avoir réalisé un film se déroulant sur plus de 70 ans. Un habitué de reprises de romans, Reviens moi est l'adaptation du livre de Ian McEwan nommé Expiation.

Attendez donc sagement la sortie en DVD, pauvres fous, et retournez voir Kung Fu Panda!
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 16:45