comment pouvoir vous décrire le premier concert de Flyleaf à Genève?
Premièrement, êtes-vous déjà allé à un concert de Korn? SI oui, alors vous comprendrez le genre de personne qui y sont, sinon laissez moi vous faire une ébauche:
Les bêtes à Korn sont des animaux forts étranges, toujours vêtus de noir, et aux cheveux résolument longs.
Ces derniers aiment se jeter dans la foule, se faire mal, pousser tout le monde, fumer des joints.
Signe particulier: bois des bières et portent des t shirts à l'effigie de leur groupe favori.
Ces clés en main, vous pourrez alors comprendre.
Arrivés à l'Arena de Genève, une foule de fan sont déjà agglutinés, tandis que les soundchecks se font entendre. Que des bandes d'ados, deux trois emos par ci par là, tandis que nous réalisons que nous sommes les seuls gens quasiment normaux.
Une fois entrés, nous attendons patiemment la première partie, qui était censée être Flyleaf. Malheureusement, on remarque un képis de l'armée posée sur un ampli. Quelque minutes plus tard apparaissent
Deathstars, que les fans de Korn adorent (étonnant pourtant, je croyais que personne ne les connaissaient...). Ce groupe de Goth Death font bien participer le public, tandis que ces derniers leur répondent, des pogos partout, des chants entonnés, des slams, tout y passe. Malgré leur son relativement répétitifs, l'ambiane est sympathique et c'est avec espoir que je me prépare mentalement à voir Flyleaf.
Lorsque les lumières se ré éteignent enfin, et qu'ils apparaissent enfin sur scène, mon visage se déconfit. Non pas par leur beauté, leur charisme, mais par la déguelasserie du public. Lacey n'étant certainement pas un laideron, c'est bien vite que se font entendre des "à poiiiil", "tu vas voir c'que j'vais te mettre", et autres insanités proférées de leur bouche aux commissures entourée de mousse bièreuse. Néanmoins, et heureusement, Lacey ne comprend rien au français, et lance un "we're very happy to be here (avec sa main sur le coeur :))" . Flyleaf continue donc son concert, avec une setlist des plus surprenantes. outre les chansons bien connues de leur album, ils commencent avec Justice And Mercy, les hurlements made in Pat, puis continues avec Tina, Something I Can Never Have, et d'autres que le peuple ne peut connaître. Leur show est excellemment rôdé, savamment étudié, avec certaines boulettes toutefois. Car oui, les bêtes à Korn veulent du foin, ils veulent du bruit. Et lorsque Flyleaf se met à jouer So I Thought, ou certaines bêtes se mettent à pleurnicher et danser des slows. La voix de Lacey, tristement amoindrie par ce connard d'ingénieur son m'empêchait de pouvoir chanter, sous peine d'être entendue par tous mes collègues à 10 mètres alentour.
Ce qui m'a néanmoins frappé, c'est l'immense impact qu'ils avaient sur moi. Me voilà déjà en larme à la moitié du concert, ne pouvant décoller mon regard de Pat. Ce dernier ressemble à un épileptique en pleine crise, ne pouvant jamais se tenir tranquille, et monopolisant la place centrale laissée vide par Lacey autant que possible. Son concert se résumait en "je monte sur l'estrade spécialement scotchée pour moi, je saute de l'estrade, je remonte, je ressaute, je remonte, je coure, je coure, je saute...et on recommence." Le clou de son spectacle (et donc le moment ou les bêtes à Korn se mettent à bouger) est lorsqu'il monte lors de Cassie je ne sais comment sur un ampli de plus de 3 mètres de haut, avant de sauter pour retomber sur ses pattes quelques secondes plus tard. Comme un chat en fait. oui, Pat est un chat épileptique...
Partis comme ils sont arrivés, sans bruit et sans aucun signe prépondérant, nous voilà comme des cons, attendant quelque retour qui n'arriva jamais.
Un peu sonnés, on va s'acheter une bière beaucoup trop chère, et un t shirt avec un caribou mort dessus. Mais quand il est écrit FLYLEAF, au fond, le reste importe peu.
On jette un rapide coup d'½il avant de disparaître sur le déroulement du concert de Korn. Le public est survolté, l'ambiance est géniale. Les bêtes à Korn sont abreuvées. Nous saoulés.